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« Liqueur de caroube | Accueil | Epinards et moules (Bouchée d’) »

14/03/2009

Commentaires

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C'est un livre que j'ai lu il y aquelques mois déjà, et qu'i m'a fait évoluer dans ma manière de consommer.
Je n'ai pas la chance d'habiter dans une région à fruits. En ce moment, c'est pommes, ou pommes. Alors, j'utilise des fruits secs (qui ne viennent pas forcément d'à côté, c'est difficile d'être complètement cohérent) pour faire découvrir le goût des fruits à mon fils, et je me rattrape sur les légumes crus.
Concernant les épices (poivre, cumin, vanille, curry, etc.), je crois que j'aurais du mal à m'en passer. Je me dis qu'elles viennent de loin, mais que leur bilan écologique est moindre vu que je les achète bio, et qu'on en met beaucoup sur un bateau...
Il n'empêche, ce livre est vraiment à recommander. J'aime particulièrement l'alternance récit/recettes/passages informatifs.

Ce livre nous a beaucoup marqué par la détermination de l’auteur.
Je me sentais un peu coupable d’utiliser le déshydrateur qui consomme pas mal d’énergie comparé au soleil (bien que le Portugal soit en tête des pays de l’Union pour l’électricité renouvelable) mais il est plus rapide et hygiénique.
Tout bien réfléchi, je vais continuer à sécher les pêches, les poires, les melons (c’est excellent)... que nous conservons ensuite au congélateur. Il y a 100 ans la Californie exportait davantage de pêches sèches que de pêches en conserve, c’est bon avec des bonnes peches. Tu habites un pays de prunes, de noix, de petits fruits…
D’accord sur les épices, elles sont n’ont pas besoin de conservateurs pour voyager. Ici, Nous travaillons les agrumes comme condiments, c’est pourquoi j’ai mis une photo de mayonnaise au zeste d’orange amère, comme épice nous produisons notre poivre du Sichuan, la cardamome etc. C’est révoltant que les agrumes sont traités pour voyager, ce qui rend les zestes inutilisable.
Comme dans le livre, j’ai des doutes sur ce que cache « bio », il y a beaucoup de traitements admis en bio que je n’utilise pas au jardin.
Et je ne dirai rien des produits éthiques qui me semble typiquement la fausse bonne idée.
J’ai trouvé juste la description de l’inefficience du marché car les prix des produits alimentaires n’incluent pas le coût des maladies qu’ils causent, le coût de la nature et de la culture qu’ils détruisent.

Dommage je ne lis pas l'anglais assez bien pour ce livre !

Qu'il est bon de lire ces lignes. Même convertie de longue date une lecture de rappel sera bienvenue. Je vais tenter de lire ce livre il ne semble pas traduit çà fera beaucoup de bien à mes neurones. En lisant Toxic de William Reymond grâce à Anne de Papilles et pupilles écrit aussi sans militantisme dogmatique, les faits juste les faits, j'ai décidé d'arrêter de manger de la viande. Depuis des années j'y pensais sans sauter le pas. Depuis plus d'un an c'est fait, je me porte mieux, plus de douleurs articulaires et je ne culpabilise plus.
Cette lecture sera le moyen d'aller plus loin dans le respect de la nature.
J'hésitais à acheter un déshydrateur mais à te lire çà me tente bien.
Merci à vous deux

Bonjour Anne
Dans ce livre elle renonce à manger la viande des animaux qu'elle n'élève pas elle même
L'élevage, y compris bio d'après elle, c'est pas de la viande.
Comme je ne veux pas de poules, encore moins de moutons, ça semblerait s'orienter vers le poisson
pendant qu'il en reste encore.
Pour le deshydrateur, le choix c'est soit ça soit le four, or le four c'est trop d'électricité dissipée pour rien surtout quand il fait chaud
je fais fonctionner le deshydrateur la nuit.
Pour deshydrater au soleil l'été il faut un abri sous grillage fin pour éviter les mouches avec un système de ventilation
c'est compliqué.
jp

Merci pour ta réponse. C'est vrai, j'hébite dans une région à petits fruits et à noix, mais pour les premiers, la saison est courte (si elle n'est pas mauvaise comme 'lannée dernière).
Juste une remarque : si tu congèles les fruits après déshydratation, cela consomme aussi de l'énergie...
J'hésite moi aussi depuis pas mal de temps à investir dans un déshydrateur. Pourrais-tu m'en dire plus ? Le jour où nous aurons un jardin à nous, avec des arbres fruitiers, je pense que cela vaudra vraiment la peine...
PS pour Anne : le livre de B. Kingsolver a été traduit sous le titre "Un jardin dans les Appalaches).
JP, si tu ne les as aps lu, je te conseilles vivement les romans de B. Kingsolver, on y retrouve tous ces thèmes qui lui sont chers.

Un bon congelateur, utilise efficacement consomme moins d'energuie que d'acheter des produits frais qui ont voyage le monde en bateau, camions ou avions (!!!) frigorifie - et puis bien sur sont en zone froides dans les magazins.
Recoltez dans le jardin ou achetez en gros les legumes et fruits frais en saison, achetez la viande en gros - et congelez. Mon congelateur ne consome que 435KW annuellement - c'est une consommation comparable celle de 4 ampolues de 60-W allumees 5 heures par jour 365 jours par an.

Si on se soucie de le'environnemnet ou de la consommation d'energie, if faut tout prendre en compte: depuis la graine jusqu'a l'assiette: comment ce produit a-t-il ete cultive? recolte? transporte? emmenganize?

L'avocat est produit dans les chmaps autour de chez nous. Un euro 50 le kilo, on en mange à tous les repas, il est crémeux. On ne le remplit pas de mayo, un peu de vinaigre de tranches fines autour des sushis. J'ai redécouvert la palta hass comme ils disent ici.

Même en cultivant son jardin, je me demande si on mange bio : entre la pollution ambiante (radioactivité, pesticides envoyés dans les champs voisins, nappes phréatiques polluées ou incinérateur... et j'en passe) mais c'est certainement nettement mieux que ce qu'on trouve dans le commerce.

Que de gachis et d'espèces disparues... sans compter la perte de la notion du temps et des saisons qui est si agréable.... ça me fait toujours drôle de trouver des cerises à Noel ou du raisin en janvier... ça me perturbe énormément !

merci Sylvie pour ton commentaire
excellent

E-mail HTML TypePadmerci Eglantine,
Le bio, je penses comme toi, quand je vois des oranges parfaites, des fruits
impécables avec le label bio
je n'y crois pas, sur un oranger j'ai un beau fruit sur 20 dont 10 ne sont
pas consommables (il y a eu beaucoup de mouche de l'orange l'an dernier)
c'est du bio traité c'est pas possible autrement
on n'a pas les moyens de mettre tous ces fruits en sac
quand à la recherche sur les cultures associées... tout le monde s'en moque
pas mal

Et comment doivent se comporter ceux qui "survivent" en ville, sans jardin? C'est un véritable casse-tete. C'est aussi délicat pour ceux qui vivent dans des contrées moins riantes que la méditerrannée bénie des Dieux…

Il me semble aussi que pour l'autarcie totale, il faut réfléchir.
Les échanges (commerciaux) existent depuis que des bateaux voguent sur les mers ou que des curieux partent nez au vent chercher au loin de nouvelles saveurs… Les produits originaires d'Amérique ont trouvé des terrains d'acclimatation en Europe ou en Asie où les gens se les sont appropriés (éradication du poivre par le piment en Asie peu après l'arrivée des Portugais par exemple). Il me semble que le commerce crée des liens, familiarise avec l'Autre… et a peut être (je suis une optimiste) quelques vertus pacificatrices. je parle de commerce et non d'échanges inégaux,ce qui est hélàs le plus courant aujourd'hui.

Par ailleurs, j'ai tant le souvenir -au Brésil,notamment, au fin fond de la campagne dans des zones dites "pionnières"-, d'avoir vu de merveilleux fruits pourrir sur les arbres (ananas, mangues, etc) parce que les gens préféraient se nourrir par habitude de farofa et de riz blanc que je me pose plein d'autres questions (dont celle de l'éducation… )

Ce qui se signifie pas que je glorifie l'exotique, les fraises blindées aux pesticides sous serre, les prunes chiliennes en hiver… je regarde toujours la provenance de ce que j'achète.
Mais le sujet me semble vraiment archi complexe.

En tout cas, un grand merci, JP d'avoir ouvert ce débat brûlant…

te voici enfin de retour Martine
comme ça fait plaisir de te retrouver
et comme tu dis vrai.
Se fermer sur soi c'est entrer dans un cycle de régression : c'est l'abandon des routes, des ports, et de la monnaie (outil fondamental de l'échange)
qui a précipité la terrible régression qui commence avec la fin de l'empire romain
l'euro est une merveilleuse réussite pour faire une Union à libre circulation
j'aimerais écrire sur ce que je lis des jardins ouvriers (je crois que les français de France ont changé leur nom)
à Toulouse une organisme d'HLM a rendu obligatoire dans le règlement l'arrosage avec un arrosoir
(pour que les gens aillent dans leur jardin, se rendent service d'arrosage, et se rencontrent au robinet)
ailleurs je vois qu'on veut reprendre les jardins non entretenus.
Même s'il y a des jardins dans les villes, le goût de produire ses fleurs, ses fruits et ses légumes est devenu marginal
Tu dis vrai également pour l'éducation, quand on voit la place que tiennent encore dans la vie des anglais les allotements
ces petits jardin souvent superbes.
Les même anglais conçoivent les immeubles durables avec des mini jardin pour produire les légumes de base,
le persil, le thym, les fraises, les betteraves rouges... etc.
c'est culturel, en France j'ai essayé l'an dernier de faire des minis jardins à hauteur d'homme dans des programmes immobiliers
car ce qui est pénible est de travailler son jardin au sol
avec récupération d'eau pour l'arrosage etc : Aucun promoteur ni bailleur n'en veut.
c'est lourd, coûteux, ça met en oeuvre des étanchéités, et ça se transforme en poubelle car non entretenus

Ta dernière idée d'aller vivre sous climat méditerranéen ... se réalise
1/3 de la population est ici immigrée du nord, en Andalousie on parle allemand, en Algarve anglais etc.
mais cela n'empêche pas le supermarché Apolonia d'Almancil de vendre des tamarillos de Colombie alors que j'en ai de plus beaux dans mon jardin,
les maracujas du Brésil alors que le jardin en est plein...

enfin on va essayer de devenir plus locavores comme on dit maintenant.

Je ne connaissais pas ce livre JP, merci. Tu connais mon avis sur le sujet. Pour ma part, je n'ai pas le temps de faire un potager familial et le producteur de pommes au bout du jardin ne lésine pas sur les traitements (on compte surtout déménager pour cela). Par contre, à 5 km de chez moi, il y a producteur qui fait de l'agriculture raisonnée. Je le connais personnellement, et il traite uniquement avec des produits sains (il ne veut pas se prendre la tête avec l'agrément AB). Du coup, 2 ou 3 fois par semaine, surtout à cette saison, je ramasse mes légumes, je congèle ou fais des bocaux selon les produits. Le congél c'est bien mais quand cela tombe en panne... J'ai déjà perdu tout un congel de retour de vacances et depuis, je fais plus de conserves. Même si cela ne vaut pas le frais, c'est moins cher et meilleur que les produits de supermarché.

c'est pas une sujet facile que tu aborde
j'ai bien vu dans ton livre comment tu tourne autour
d'une part c'est vrai qu'on a ici la chance d'avoir des fruits et des légumes frais dans le jardin toute l'année
(mais c'est pas un petit travail)
et nous avons aussi la chance d'avoir du riz, du vin, des manges, du poisson, de l'élevage etc locaux et pas trop empoisonnés,
pour la conserve on fait pas mal de fruits secs cette année (Ann adore les abricot secs)
Nous avons pris la question à l'envers avec Ann :
chercher à éviter tout ce qui est le pire :
ce qui vient du bout du monde sans motif, comme les végétaux hors saison sauf un bon ananas des Açores de temps en temps,
ici nous évitons la bacalhau - la morue - qui est sur toutes les tables tous les jours
ça vient de très loin, c'est très salé, ça met en cause les survies d'espèces entières

et nous nous tenons pour le reste à des grandes lignes :
- pas trop de viande ni de poisson, ce sont des protéines qui coûtent beaucoup d'énergie à produire et qui sont des fins de chaine alimentaire
donc ils collectent tous les poisons antérieurs
- simplifier les cuissons, par ce qu'elles tuent les aliments, ou les carbonisent, et aussi parcequ'elles sont coûteuses en énergie (le four par exemple
alors que le mixeur fait un travail de transformation superbe avec peu d'énergie et en peu de temps)
- varier, changer tout le temps nos aliments et nos recettes, ça n'a pas de justification sauf que comme dans un jardin quand tu as une grande variété
tu as moins de maladie, c'est sans doute pareil à table, en tous cas quand tu varies tu as beaucoup plus de plaisirs...
c'est déjà ça

Bonjour,
Journaliste pour l'émission "Tellement Vrai" sur NRJ 12, je recherche des personnes qui ne mangent que des produits issus de l'agriculture dans le but de réaliser un portrait de 20 mn.

Si l'envie de témoigner vous interresse, n'hésitez pas à me contacter.

Cordialement,

Sébastien LAMAISON
slamyslam33@yahoo.fr

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