(Photo LOF - Convento de Belmonte)
Bizarre que le Portugal n’ait qu’une dizaine de macarons Michelin.
Les jardins produisent ici la plus large gamme de bons fruits et légumes d’Europe, on y fait bonne pêche, l’agneau surpasse le Néo-Zélandais, l’Alentejo préservé attire tous les agriculteurs bio, le pays classe chaque année un vin au moins dans le top 20 mondial... les Portugais mangent de bon cœur et apprennent partout dans le monde.
On insiste - tendance Côté Sud – sur sa cuisine rustico-rurale, elle est aussi créative et originale, les Portugais ont enseigné la tempura aux Japonais, le curry aux Indiens, etc.
Quand on a mangé ces renversants arroz de polvo, de pato, de feijao (ris de poulpe, de canard, de haricots rouges) on se demande pourquoi seuls les risottos italiens ont une notoriété.
(Photo LOF - La Pousada est construite dans les ruines d'un couvent, calme, panorama, etc.)
Une caractéristique de la cuisine portugaise – trait culturel – est le goût de l’exotisme.
Le chef Valdir Dudek Lubave, est un brésilien perdu dans la Beira intérieur, Pousada Convento de Belmonte.
Il est l’élève d’Emmanuel Bassoleil, bourguignon du Brésil (Dijonnais de naissance, enfant d’Auxonne capitale de l’oignon, qui dit « cuisiner c’est transformer la nature en plaisir »)
La cuisine est moderne, faite de bons produits locaux (festival du champignon d’octobre à décembre) avec le grand vent des parfums venus de loin ( il fait ses pains).
Valdir Lubave dit "il faut cuisiner pour émouvoir".
(Photo LOF - Les anciens bâtiments sont en granite gris)
Repas le 12 août 2007 : Exécution parfaite, rare travail des légumes, service attentionné et chaleureux, cave recherchée, prix sans exagération
¤ un macaron vert LOF : bonne table qui vaut un grand détour, calme et spacieuse
Pourra faire deux ¤ en améliorant le confort des sièges, l'éclairage des tables latérales et la température de l'eau pour le thé du petit déjeuner.
(Photo LOF - Ruine d'un petit cloitre, réminiscence de l'inpluvium)
