(Photo Sothby's - Jean-Jacques Rousseau par La Tour au pastel)
Sotheby’s met en vente le 4 juillet à New Bond Street - lot 86 - le portrait au pastel de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) de la collection du banquier Delessert, par Maurice-Quentin De La Tour.
La provenance est donnée au catalogue “Given to Rousseau by La Tour before 16 December 1764; probably given by Rousseau to Mme. Delessert, née Madeleine-Catherine Boy de La Tour (Neuchatel 1747- 1816 Rousseau en avait fait la connaissance en 1762, elle épouse Etienne Gabriel Delessert en 1766),
daughter of Rousseau's friend Mme. Boy de La Tour-Roguin, in 1776; by descent to her daughter, Marguerite-Madeleine, Mme. J.-A. Gautier; to her daughter Sophie, Mme. François-Marie Delessert; 1868, to her daughter, Baronne Bartholdi, her estate sale,
Paris 13 May 1911, lot 5, bought by Marius Paulme, his sale,
Paris, Georges Petit, 13 May 1929, lot 120 to Martinet of Geneva)
La Tour avait fait plusieurs versions du portrait de Jean-Jacques.
Ce portrait est largement documenté, la version de Saint Quentin est quasiment identique mais plus petite (45x35,5 cm), celui-ci fait 52,3x37,4 cm.
La lumière sur le menton est plus ici plus vive, sinon on voit l’exactitude de la main de La Tour qui a fait le même travail, avec les mêmes précisions, des sourcils jusqu’aux plis du vêtement, incroyable maîtrise…
Diderot avait eu la dent dure avec ce portrait il dit qu’il s’attendait à voir "Epictète en habit négligé, en perruque ébouriffée, effrayant, …je n’y vois que l’auteur du Devin du Village, bien habillé, bien peigné, bien poudré, ridiculement assis sur une chaise de paille… » dans son Essai sur la peinture.
Rousseau considèrait que c'était le meilleur potrait de lui
La Tour aimait beaucoup ce portrait, il en avait conservé une version
on le comprend.
L’estimation est à £ 120-160000
Inutile de dire qu’il s’agit d’une pièce magistrale, de tout premier ordre.
11/07 Le portrait de Rousseau sera désormais (pour £ 120000 hors frais) au Musée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency (heures de visite sur ce lien), c'était la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Lire la bréve de La Tribune de l'Art en suite de note.
(Photo Sothdeby's ... François-Augustin Paradis de Moncrif)
Suivra, lot 137, le portrait que Sotheby’s dit de François-Augustin Paradis de Moncrif (1687-1770) qui n’a pas trouvé preneur le 26 janvier à New York lot 352.
J’avais émis des doutes sur la personne représentée ici par La Tour
C’est un pastel de taille moyenne 43.5 x 45.1...
Il est annoncé à £ 8000-12000 (N-Y on parlait de $25000-35000)
La notice est prudente « This fine pastel is the only known surviving version of La Tour's portrait, the composition of which is recorded in a painted copy at Versailles, inscribed with the sitter's name and dated 1733. .. According to Besnard, a pastel portrait of Moncrif was exhibited at the Salon in 1748, no. 83 (loc. cit.)…”
Effectivement, le n° 87 de ce salon était celui de l’académicien
Un pastel qui passe deux fois de suite en vente la même année… bonne chance.
11/07 effectivement, invendu.
(Photo Sotheby's - l'impératrice Marie Amélie)
Le lot 157 est un magnifique Rosalba : le portrait de l’impératrice Amalia - Maria épouse de Karl Albrecht VII de Bavière Princesse d’Autriche (64.5 x 50.0 cm)
Jospeh 1er épousa en 1699 Amalia Wilhelmine von Braunschweig-Lüneburg (1673-1742), ils eurent deux filles Maria Josefa (1699-1757) et Amalia Maria (1701-1756)
La notice renvoie au portrait référencé 262, fig. 229 chez B. Sani (Rosalba Carriera) qui en discute l’identité – le catalogue remercie le Dr. Gerhard Immler, directeur des archives bavaroises et M. Andreas von Majewski, directeur de l’inventaire d’avoir confirmé l’identification de l’impératrice Marie Amalia.
Effectivement il y a une ressemblance avec le 262 (qui est un ovale)
Il existe d’autres portraits d’Amélie, à Dresdes, à Monaco, ce qui me semble curieux est que sur celui-ci elle porte exactement les mêmes bijoux, la même cape etc. que le 263 qui est un désigné portrait d’Elisabetta (?) d’Autriche.
Ce 263 est passé de la collection de Dresdes en main privée ne ressemble pas au portrait mis en vente.
Il se pourrait donc bien que le 263 soit une copie du pastel mis en vente à Londres, dont la main est bien de Rosalba.
La datation est à coup sûr antérieure à 1755, ce que confirme l’age de Marie Amélie sur le portrait (£ 50 à 70000)
11/07 : L'Impératrice n'a pas trouvé preneur
(Photo Sotheby's - Giuseppe Parini par Giuseppe Pietro Mazzola)
Un portrait de Giuseppe Parini par Giuseppe Pietro Mazzola (1748-1838) est passé chez Sotheby’s Milan le 26 juin (lot 106).
Il s’agit d’une réplique de celui du Musée de Come (Musei Civici di Como, inv. n° 209) daté 1793.
On ne peut pas se tromper sur l’indentification.