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Pastels auctionners

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    26 commissaires priseurs français, de très vieilles maisons. A consulter régulièrement
  • Heffel
    Ce site canadien a une option de recherche sur portrait et souvent de jolies choses
  • La gazette Drouot
    y aller souvent, les ventes françaises sont une mine de pastels
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    interencheres a une bonne présentation des résultats de recherche, un bon site
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    Sotheby's - incontournable, suivre notamment les ventes à Londres
  • Christies
    Christies, avec un bon moteur de recherche et le spécialiste Nicolas Schwed
  • auktionsverket
    Grande maison de vente à Stockholm - belles ventes XVIIIeme
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Ventes d'avril 2008

Joli mois d’avril pour l’amateur de portraits au pastel du XVIII° siècle.
Jolies ventes en France notamment.
Lundi 7 avril, chez Pescheteau-Badin - Drouot salle 2 lot 6, une copie XVIIIè dans une baguette Louis XVI du portrait de Jean Monnet (1703- 1785) directeur de l’Opéra comique par Maurice Quentin de La Tour dont l’original daté 1756 est à Saint Quentin LT16.
La copie  : 58 x 47,5 cm  est de la dimension de l’original 59 x 48 cm alors que la copie de Lorient est plus grande 65 x 55 et XIX°. 
La main est moins vigoureuse et sûre que celle de La Tour, mais pour 1000 euros c’est quand même un petit plaisir pas cher.

Copie_du_portrait_de_jean_monnet_17 (Photo Pescheteau-Badin – copie XVIII° du portrait de Jean Monnet par La Tour - pastel)


Jean_monnet_1703_1785_par_la_tour(Photo RMN... l'original de Saint Quentin

Portrait_att_vestier_2008_04_drouot (Photo Thierry de Maigret – veuve qui aimait la dentelle)

Mercredi 9 avril, chez Thierry de Maigret – Drouot salle 4 lot 63, un portrait de femme ovale 53 x 44 cm décrit « entourage d’ Antoine Vestier ».
Difficile de comprendre ce qui a pu donner l’idée d’un rapprochement avec Antoine Vestier (1740 1824)... voyez plus bas
Estimation optimiste à  3000 €. (Photo Thierry de Maigret – veuve qui aimait la dentelle)

Le mercredi 9 avril toujours chez Tajan Espace Tajan vente 8831 lot 55 - très sensible portrait de jeune femme (taché) 60 x 45 cm, avec des roses et des bleus si typique de la décennie 1750.
Pourquoi vouloir l’attribuer à Jean Valade (1709-1787) - pourquoi pas d’ailleurs ?
C’est un portrait décoratif qui fera sans doute ses 2500 €

Pastel_portrait_att_jean_valade_taj (Photo Tajan – jolie femme en rose et bleu)

Lot 72 de la même vente... voici revenir sous la mention "école française du XIXe siècle, suiveur de Liotard portrait d'homme en buste pastel 57 x 47 cm 1000 € à 1500 €" un pastel que nous avons vu chez Christie’s, le 15 novembre 2006 lot 156 (avec des dimensions un peu différentes 59,1 x 48,2 cm…) sous l’intitulé « Etienne Delessart par Pierre Martin Barat 3000 - 4000 euros». – voir ma note
Naturellement, affublé de la mention XIX° et école de… le pauvre – si on peut dire – banquier Delessart va avoir du mal, même à 1000 €
C’est dommage, car le pastel est de Barat, point sur lequel nous concordons avec Neil Jeffares, et ce ne fut pas un pastelliste négligeable.

Etienne_delessart (Photo Tajan –  sale temps pour les banquiers : Etienne Delessart revient en école française XIX°…détail )

Enfin le lot 74 est une paire d’ovales 52,5 x 42,5 cm attribuée à Marie Suzanne Roslin (1734-1772) plus souvent « Madame Roslin » née Giroust.
Ici encore pourquoi ce besoin d’attribution ?
on pourrait tout autant dire qu’ils sont de son mari qui avait tendance à cadrer les tête assez haut dans les ovale, alors que son épouse était plus raisonnable.
4000 à 6000 € … c’est une paire mais enfin non signée non datée, et la dame n’a pas l’air d’un prix Nobel.

Att_madame_roslin_tajan_2008_04 (photo Tajan - paire de pastel attribuée à madame Roslin)

Jeudi 10 avril, chez Piasa, Drouot salle 9 lot 121, très beau portrait de femme avec une vielle 58 x 48 cm qui fait naturellement penser à Glain.
Joli travail 2 000 / 3 000 € est peut être un peu optimiste mais c'est beau.

Femme_pastel_piasa_2008_04
(Photo Piasa – très beau portrait au pastel d’une joueuse de vielle vers 1750)

Dans la même vente, je signale au passage un dessin rehaussé au pastel d'Antoine Vestier, (sans aucun doute : n° 122 p. 236 dans la monographie d'Anne-Marie Passez) 35 x 23 cm Magnifique. (3000 - 4000 €)

Prparation_par_antoine_vestier_pias (Photo Piasa - préparation de portrait par Antoine Vestier légèrement recadré en bas)

Vendredi 11 avril chez Jean-Marc Delvaux, Drouot salle 5 et 6 lot 92 : Ancienne collection Stern le portrait de l'abbé Jacques Delille (1738-1813) inachevé comme souvent par Joseph Ducreux (1735-1802) 50 x 43,5 cm
Annotation d'une belle écriture : « Entre Pope et Tompson, il cueillait des lauriers.
Imagination, qui charmas ses foyers,
peins lui l'amitié tendre ;
et dis lui que la mienne,
paya fidellement un souris de la sienne.
"
2e chant du poème d'Homère par Népomucène Lemercier.
L’abbé Delille n’était pas plus abbé que vous et moi.
Il traduit en 1770 les Géorgiques de Virgile ce qui lui vaut deux ans plus tard l’Académie Française, et une longue carrière littéraire à travers les horreurs de la fin du siècle, on le disait à sa le plus grand poète français.
(on trouve maintenant dans wikisource son poème « Jardins » d’un préromantisme indiscutable :
« Mais c’est peu de créer ces vastes tapis verts ;
Il en faut avec goût savoir choisir les formes.
Craignez pour eux l’ennui des cadres uniformes.
En d’insipides ronds, ou d’ennuyeux carrés,
Je ne veux point les voir tristement resserrés....
Voulez-vous mieux l’orner ? Imitez la nature.
Elle émaille les prés des plus riches couleurs.
Hâtez-vous ; vos jardins vous demandent des fleurs.
Fleurs charmantes ! par vous la nature est plus belle

La main de Ducreux se reconnaît entre mille.
La ressemblance est parfaite.
Estimation  3 000 / 4 000 € méritée.
Expositions : 1927, Paris, Musée Carnavalet, Grands Salons littéraires, n°125. 1956, Paris, Galerie de la Gazette des Beaux Arts, De Watteau à Prud'hon, n°29. Dit la notice de Piasa.

Abb_jacques_delille_par_ducreux_pas
(Photo J-M Delvaux  – Ducreux tel qu’en lui même : portrait inachevé de Jacques Delille de l’Académie Française, professeur au Collège de France)

Samedi 12 avril Drouot Salle 9 Rieunier & Associés lot 45 Marie-Françoise de L'Épée (1709 1763) par Perronneau (1715 1783) avec un cadre magnifique 56,8 x 47,8 cm signé un seul « n » et daté BG : « Perroneau. / pinx. 1748 »
Déchirure dans la manche gauche, restaurations
Ce portrait est assorti d’une importante et élogieuse notice de Mme Dominique d'Arnoult qui préparerait  actuellement le catalogue raisonné de l’œuvre de Jean-Baptiste Perronneau – qui fait cruellement défaut.
Il s’agit du portrait n° 100 du Salon de 1748 « Mademoiselle de L'Épée la jeune, en habit couleur de rose », fille de Charles-François Lespée et sœur de l’inventeur du langage des sourds muets Charles-Michel Lespée.
Dominique d'Arnoult trouve qu'il ressemble à sa sœur de façon frappante.
La dame est joviale, mais l’estimation : 40000 /50000  € me paraît astronomique pour un Perronneau de la maturité qui n’est pas en état optimal.
On voit bien qu’il n’avait pas l’habileté de ses confrères à faire oublier les disgrâces, Marie-Françoise en question exhibe un adipeux double menton bien mis en valeur, le choix d’un pli injustifié de la robe laisse augurer un ventre en proportion, bref Perronneau tel qu’en lui même.

Mariefranoise_de_lespe_par_perronea (Photo Rieunier - Marie-Françoise de Lespée par Perroneau  1748)

Le 23 avril chez bonhams Knightsbridge - Sale 15741 - Old Master Paintings and Drawings lot 235
Pierre Allais (1700-1782) Portrait of a gentleman, in a salmon coat with a pale green brocaded waistcoat and a lace jabot 61 x 49,2 cm.
Le pastel (sur papier) est signé et daté CG « Allais/ 1759 »
Il est estimé 2600  3800 € ce qui est raisonnable pour ce portrait au visage soigné et avec une main bien faite qui plus est.

Portrait_au_pastel_par_pierre_allai (Photo Bonhams – Portrait au pastel par Pierre Allais 1759)

Le même jour chez Bonhams USA New York et San Francisco Sale 16018 - European Paintings les extraordinaires lots 48   et 49  qui sont bien des grands (81.3 x 64.8cm chacun) pastels d’après Jean Marc Nattier et Jean-Baptiste Perronneau.
Ce sont des pièce d’un travail gigantesque à des prix corrects $4000 – 6000 même pour des copies approximatives qui proviennent des collections de George Jay Gould NY)

Grande_copie_au_pastel_daprs_perron (Photo Bonhams USA – Grande copie au pastel d’après Perronneau La Pompadour …)

Copie_au_pastel_daprs_nattier_marie (Photo Bonhams USA – Grande copie au pastel d’après Nattier  Marie-Louise-Thérèse-Victoire de France …)

Le 24 toujours à Bordeaux chez Jean Dit Cazaux-Sahuquet-Royère, lot 55, un Bréa (1739-1820) signé BG daté 1766 62 x 51cm
Un note de ce blog décrit les problèmes de mains propre à cet académicien Saint Luc
Le pastel mis en vente exprime toutes les singularités de Charles Paul Jérome de Brea, bien reconnaissable, le personnage est présenté dans un œil de bœuf.
L’estimation 1000 1200 € est correcte car les Bréa ne valent rien.

Bra_1766 (Photo interencheres.com - homme au pastel par Bréa 1766)

L'actualité d'avril n'étant pas épuisée par cette note une seconde va suivre.

Vicomtesse Angélique-Louise de Vence en Vestale par Vialy

Angliquelouise_la_rochefoucauld_vic (Photo LOF : Angélique-Louise La Rochefoucauld vicomtesse de Vence en Vestale - pastel de Louis-René Vialy 1751 49x59 cm)

La référence à l’antique est usuelle au XVIII°, elle touche bien sûr le portrait, les femmes en particulier aiment se faire représenter en déesses romaines, en muse, en grâce… en vestale.
La vestale veille sur le foyer, « Va, ce temps, comme un songe, est passé, sans retour : La Raison désormais, en vestale sévère, Veille, veille, crois-moi, sur la flamme d'Amour. ... »
Les attributs de la vestale sont la stola, immaculée souvent grise : tunique à manche longue, le voile, pas de bijoux, et le foyer où brûle le feu sacré de Vesta.
En 1748 le portrait de Madame Sophie (1734-1782, 6ème des filles de Louis XV et de Marie Leszczyńska) ci-contre, par Jean-Marc Nattier (Paris 1685 - Paris 1766), J_marc_nattier_madame_sophie_vestal portraitiste officiel de la famille d'Orléans puis de la cour de Louis XV, lance une mode qui ne cessera qu’à la révolution (Jean-Jacques Lagrenée peint encore un buste de jeune fille en vestale en 1789).
Naturellement, la symbolique de femme vertueuse - sans défaut physique ni moral - est attirante… alors que l’obligation (sous peine d'être enterrée vivante) de rester vierge durant leur sacerdoce trentenaire peut s’oublier.
Stanislas Leszczynski représente la reine Marie Leszczynska en vestale, passe encore
La Pompadour ne maque pas d’humour en se faisant peindre à son tour en vestale par François-Hubert Drouais (1727-1775) vers 1763.
Drouais continuera sur ce filon, le Met. titrant un de ses portraits « Portrait d'une jeune femme en vestale vierge » comme s'il pouvait en être autrement (Don de madame William M. Haupt. Provient de la collection of Mrs. James B. Haggin).
Pourquoi Carla Bruni n’y a pas songé, on se le demande ?

Franois_hubert_drouais_1767_vestale (Photo Met. une vestale de Drouais 1767)

La mode n’a pas épargné les pastellistes qui ne furent pas que d’habiles capteurs de l’instantané de leur contemporains.
C’est une chose rare mais qui dit bien l’influence qu’eut Nattier : voici un pastel entré en 2006 dans la collection LOF (vente du 26 février 2006 chez Pascal Blouet 12 rue de Réaumur France 53100 Mayenne, lot 15)
Il s’agit du portrait vicomtesse de Vence en vestale par Vialy
Angélique-Louise de La Rochefoucauld est née en 1733 au château de Surgères en Charente Maritime (morte à Paris le 9 décembre 1794).
Elle a 18 ans quand Vialy fait son portrait, vraisemblablement à l’occasion de son mariage Provencal, le 24 mai 1751, avec Jean Alexandre "Romée" de Villeneuve-Vence, marquis de La Garde-Adhémar (Vence 1727 Aix-en-Provence 1776).

Louisren_vialy_1751_vicomtesse_de_v (Photo LOF - la signature de L R Vialy avec un point sur le y)

Louis-René [de] Vialy (il signe avec un "y" mais son mon est écrit aussi Viali ou Viallis selon le rédacteur du Mercure) est lui aussi d’Aix (naissance à Aix en 1680).
Il est de 5 ans l’aîné de Nattier.
(Léon Lagrange dans sont Joseph Vernet (Bruxelles 1858) pense qu’il est né à Avignon au seul motif qu’il y avait une vigne au Mont de Vergue).
Vialy, élève de Hyacinthe Rigaud, a commencé sa carrière en peignant des chaises à porteur, il travaille l’huile et le pastel, le portrait et le paysage.
On trouve trace de lui à Paris à partir de 1752 comme « peintre du Roi » membre de l’Académie Saint Luc (il expose en 1752, 53, 56).
Neil Jeffares page 338 écrit : qu’il fut « très prolifique », mais il se peut bien que sa période de portraits au pastel ait été brève, il aurait été à la mode dans la décennie 50.

Louisren_vialy_1751_vicomtesse_de_2 (Photo LOF - Vialy "un traitement caractéristique des tissus avec des plis serrés et des reflets..." Neil Jeffares)

Neil Jeffares poursuit judicieusement : « les visages de Vialy sont facilement reconnaissables : peu expressifs comme ceux de Allais, ils se distinguent par une certaine douceur. …les yeux sont liquides avec la lumière de l’œil en point blanc assez haut à gauche. Il a un traitement caractéristique des tissus avec des plis serrés et des reflets... »
Le pastel présenté ici illustre parfaitement le style de Vialy, signé, daté 1751, il fut exposé au salon de l’Académie Saint Luc en 1752 sous le numéro 231
Comme les autres, la vestale Angélique-Louise ne resta pas strictement vierge pendant 30 ans puisque 2 ans plus tard elle met au monde Adélaïde, la première de ses 6 enfants.

Vicomtesse_de_vence_vestal_pastel_l (Photo LOF - Vialy "les yeux sont liquides avec la lumière de l’œil en point blanc assez haut à gauche..." Neil Jeffares)

Ventes février 2008

Copie_portrait_louis_xv (Photo Bonham’s – gentleman en armure et cape bordée d’hermine)

Tout à fait amusantes les notices britanniques des ventes de février
Bonhams vend une copie maladroite du portrait de Louis XV du Louvre par La Tour, le 19 février vente 15770 (lot 298 ) sous la mention :
”French School, 19th Century, Portrait of a gentleman, bust length, wearing armour and an ermine trimmed cloak - pastel - 65 x 55cm Estimate: £600 – 80”
Effectivement très gentleman ce roi de France.

E_dantan_copie_abb_huber_la_tour (Photo Christie's - copie du portrait de l'abbé Huber par E. Dantan)

Christie’s vend le 30 janvier à Paris (lot 63) une copie signée du portrait de l’abbé Huber par La Tour sous l'intitulé : "Homme lisant aux chandelles école française du XIXeme siècle Estimate 600 - 800 Euros, signé en bas à gauche 'E. DANTAN' pastel 83 x 102 cm."
Edouard Joseph Dantan (Paris 1848 Villerville, 1897) est un artiste qui connu une vraie gloire de son vivant, sa copie du La Tour est bien faite quoique moins estompée – c’est là qu’on voit que La Tour c’est autre chose.
Le format est aussi grand que l'original, rien que comme Dantan et pour ce prix, c'est un plaisir qui se regarde.
Chez Mercier & Cie 59000 Lille, le 10 février 2008 lot n° 314 : Curieux pastel sur soie signé en bas à droite et daté 1773 « Lemoyne » l’orthographe peut tromper.
Il ne peut s’agir de François Lemoyne qui est mort en 1737, mais d’un des nombreux Lemoine de deuxième moitié du siècle.
Un pastel sur soie est difficile à restaurer, la trace de mouillure ne partira pas.

Ventes de janvier 2008

Hippolyte_la_clairon_par_quentin__2 (Photo Christies - La Clairon par ??? )

A New-York pour la traditionnelle les ventes de fin janvier qui n’a pas toujours porté chance aux pastels.
Christies ouvre le feu le 24, avec le lot 95, un portrait « présumé de La Clairon » (45.8 x 37.1 cm) que le catalogue attribue à Adélaïde Labille-Guiard (Paris 1749-†1803)
Naturellement, il y a un problème de dates puisque Claire-Josèphe Léris-Hippolyte Legris de Latude, dite Mademoiselle Clairon était née en 1723 (-†1803)
Elle avait donc 46 ans - n’était pas en bonne santé et avait quitté Paris depuis 4 ans - quand Adelaide Labille en avait 20.
Christies écrit "The present portrait is especially close to another portrait of an actress as Cleopatra who has sometimes been identified as Adrienne Lecouvreur and was exhibited at the Salon de la Correspondance in 1782 (Jeffares, op. cit., p. 273, ill.), and L'Heureuse surprise now at the Getty Museum (op. cit., p. 273, illus.)".
L’argument est imaginatif, car il ne s’agit pas de la même personne, ce portrait n’a rien à voir avec les élans préromantiques d’Adélaide.
C’est une magnifique et précise expression retenue.
C’est un portrait pur et dur.
On pense naturellement à La Tour qui a fait un portrait de la Clairon en buste (voir son testament).
Latour a dessiné beaucoup d’expressions d’actrices, et le pastel est très proche de sa main entre 1741 et 1745.
Nous possédons une iconographie de la Clairon qui la représente souvent avec la couronne de laurier.
Elle avait effectivement une bouche assez marquée, pas très large, mise en volume par un philtrum visible, le nez qui descend un peu bas, le haut du front bombé et surtout des beaux grands yeux saillants.
Tous ces détails, La Tour les voit, les analyse, les met en valeur où les atténue avec son métier.
On dirait que la bouche va s’ouvrir
Espérons que la Comédie Française va l’acheter, il est très probable que c’est le La Tour.
C’est un travail magistral, l’expression est vivante, comme La Tour, il n’a que lui pour renverser ainsi les yeux.
L’estimation est $12 à 18000...  ce pastel est connu des marchands.

Elisabethlouise_vige_le_brun_mari_2 (Photo Copyright © 2007 Sotheby's Elisabeth-Louise Vigée Le Brun portrait de Marie-Rose Savalette de Lange de Sanlot)

Chez Sotheby's le lendemain le lot 361, un joli ovale 73x 58 cm d’Elisabeth-Louise Vigée Le Brun (1755 – †1842) signé daté Mlle Vigée/1776
Il porte la mention Made Savalete Sanlot.
Le catalogue indique que Viguée Le Brun avait également fait le portrait de son père et de son frère.
Marie-Rose Savalette de Lange (1745 ( ?) Perpignan - †11 janvier 1812 Paris) épouse en 1775 (?) le fermier général Etienne-René-Aignan de Sanlot ((1730-†1811)
Elisabeth Vigée avait 21 ans quand elle fait ce portrait, agréablement frais, elle montre une jeune femme sans bijoux avec le nez un peu tordu, joli portrait
L’estimation est $ 80000/120000 ce qui est dans le marché pour Elisabeth Vigée Le Brun

Peter_adolf_hall_portrait_louisejea (Photo Sotheby’s - Peter Adolf Hall portrait Louise-Jeanne Caulet (Collet) d'Hauteville Du Pont)

Le 25 toujours chez Sotheby’s la magnifique vente des dessins de Jeffrey E. Horvitz.
Vraiment si vous voulez voir des gens qui savaient dessiner, à ne pas manquer.
Le catalogue est beau.
Le lendemain lot 209, un joli petit (29,7 x 23,7 cm) portrait signé (Hal? / 1774) – qui n’est pas un pastel - mais que je signale pour sa délicatesse, c’est en vérité tout le savoir-faire du XVIII°.
La lettre qu’elle ouvre porte la mention «d’Avignon... à l'Ecole militaire», et son nom bien lisible : Madame Du Pont.
La notice indique qu’une bibliographie figure au dos : ” Louise-Jeanne Caulet (parfois Collet) d'Hauteville, † 12 February 1803, était l’épouse de Gaetan Lambert Du Pont, Conseillieur d'Etat, Intendant de l'Ecole militaire, † 1782, en son hotel, rue culture Ste Catherine No 7".
Au centre du bracelet une miniature avec un portrait d’homme tourné pour qu'elle le regarde.
La notice de Sotheby’s est curieusement hésitante sur Hall (que Sotheby’s lit « Halb » et écrit "The artist 'Halb' is unknown, however a painter, François Halbou, is recorded as being active in Paris in 1774, and possibly the signature is an abbreviation of his name) alors qu’il ne faut pas s’interroger sur la main de Peter Adolf Hall (1739- † 1793);
Il était académicien depuis 5 ans, pastelliste, portraitiste et miniaturiste.
On reconnaît ici sa manière.
Lors de son passage chez Siboni-Mabille Vankemmel à Sceaux en 1995 il avait été correctement attribué et avait fait 22500 francs (dit N. Jeffares page 219).
Il est estimé rien 1700 à 2400 euros soit la moitié…

Louis_vige_portrait_adrienlouis_de_ (Photo Olivier Doutrebente : Louis Vigée – portrait au pastel d’Adrien-Louis de Bonnières, comte de Souastre, duc de Guines)

Pendant qu’on vendra un portrait par la fille le 24 janvier 2008 à Courbevoie chez Philippe Rouillac un joli portrait par le pére - Louis Vigée (1715- † 1767).
Il s’agit du portrait (64 x 52 cm) d’Adrien-Louis de Bonnières, comte de Souastre, duc de Guines (1735- † 1801) daté signé 1765, époque où il terminait sa carrière militaire
Le duc de Guines est connu comme un courtisan accompli
C'est un clasique Louis Vigée avec sa distance toujours assez impersonnelle.
Les 6 000/ 8 000 € sont optimistes pour un Louis Vigée, même si le cadre est beau.
28 01 2008 : il a fait 5000 € ce qui est bien dans le marché.

Femmes sur boutons d’habit

Women_on_clothing_button_femme_sur_ (Photo LOF – Coll. LOF - Femme sur bouton d’habit)

Cette note simplement pour signaler un album dans le site des portraits au pastel
Ce sont des miniatures sur ivoire protégées par une petite lentille de verre soufflé.
Une étonnante collection de femmes peintes sur boutons d’habit, d’époque Louis XV
On dirait bien des portraits ou des évocations
Dans la mesure où il y en a beaucoup,
et quelles sont du même âge,
ce sont sans doute des conquêtes et plutôt que des amies d’école.
Qui a bien pu faire ces incroyables boutons qui lui donnaient le plaisir de caresser encore des souvenirs de moments heureux, justement quand il tombait ses vêtements ?
Qui ?