Liens du jardin

My Photo
Blog powered by TypePad

Comment supprimer les algues ?

Traitement_au_sels_de_cuivre (Photo LOF - parmi les essais le Floatron n'est pas parvenu à supprimer les algues, il demande un entretien régulier )

Les réserves d’eau à ciel ouvert, les bassins, étangs, tanque de agua etc.. sont envahis par les algues dès que les jours sont longs.
Lumière, photosynthèse, etc.
Phénomène croissant à mesure qu’on vit au sud.
Deux types d’algues : les unicellulaires en suspension rendent l’eau trouble, verte, et les filamenteuses sont nettement visibles.
Ces algues posent problème si vous utilisez l’eau pour l’arrosage par tubes micro-poreux ou goutte à goutte, et si vous utilisez l’eau dans une pompe à chaleur, car les filtres n'en viennent pas à bout.
Elles forment des dépôts de boue, contribuent à la prolifération d'insectes
Au début on a écouté les spécialistes : attendre que l’équilibre biologique fasse sont travail, les poissons etc. – ça ne marche pas –,
les trucs idiots (paille de seigle),
les trucs chers et pas pratique (ionisateur solaire),
les trucs fous (couvrir le bassin d'un plastic noir)... la modification du Ph... etc. etc.
enfin miracle : l’eau propre, le produit impeccable, pas de toxicité : l’algenkiller de Biobird.

Biobird (Photo LOF - Algenkiller de Biobird, merci Bruno, tu avais raison)

Il faut du temps pour diffuser ces bactéries mangeuses d’algues, mais ça marche.
C’est pas donné, mais incroyable.
Nous traitons 350 m3 avec la dose recommandée pour 60.
Et ça marche.

Algenkiller (Photo LOF - la poudre est placée dans un sac dans la fontaine, l'eau se trouve ainsi ensemencée)

Le plus formidable de cette idée est que nos bassins communiquants les uns avec les autres, les mangeuses d'algues passent de l'un à l'autre et nettoient tout.

Lotus (Photo LOF - l'eau de l'étang d'Ann est propre, et les lotus apprécient)

Cloque du pêcher

Peche_peach_pecher (Photo LOF - "pas de cloque au pécher, Melba va chanter")

La cloque du pêcher est une terrible ennemie du mangeur de pêches.
On dit toujours qu’elle ne tue pas l’arbre, mais elle l’affaiblit beaucoup, et réduit sa durée de vie.
Heureusement, nous en sommes venus à bout
Pouvoir dire j’ai vaincu, enfin
Voici la méthode, c’est une multi thérapie.
Il ne sert à rien de traiter pendant la végétation, c’est trop tard on ne fait rien d’autre que limiter un peu les dégâts à grands frais.

Ail_garlic_pcher (Photo LOF - notre sauveur sent fort)

1 – en hiver, alterner
- pulvérisation d’huiles d’hiver (une huile neutre en émulsion pour supprimer tous les œufs d’insectes, les spores, etc.)
Il est plus sûr d’en donner 2, en veillant à la météo pour que le traitement soit appliqué avant 4 à 5 jours secs.
- pulvérisation de bouillie bordelaise (ou d’un traitement à base de cuivre) en fin d’hiver par temps sec.
La bouillie bordelaise à elle seule ne suffit pas, il faut une désinfection aux huiles d’hiver pour réussir à coup sûr.
Dans les deux pulvérisations, bien laver l’arbre sous toutes les coutures.
2 – planter de l’ail sous les pêchers, ça marche, le « Traité du Potager » de Rustica signale cet effet de l’ail, et bien oui ça marche.

Peach_leaf_curl_garlic_ail_cloque_p (Photo LOF - ail au pied d'un pécher... pas de cloque)

Un pêcher témoin n’a pas d’ail au pied, il a un début de cloque actuellement, les autres non.
On dit que les capucines ont aussi une action répulsive de taphrina deformans.
Ça fait plaisir de voir les pêchers en pleine forme.

Taphrina_deformans_coming (Photo LOF - Pécher témoin sans ail au pied, quelques attaques de cloque rougissent les feuilles)

Araignée rouge (sur un prunier du Natal)

Araigne_rouge (Photo LOF - l'araignée rouge est visible sur la partie inférieure de la feuille)

Le jardin a perdu un de ses pruniers du Natal (carissa macrocarpa).
Les feuilles sont progressivement passées de leur joli vert à un bordeaux sombre avant de sécher.
Elles portent sur la face inférieure des cicatrices de piqûres bordées de rouge.
Il s’agit donc très probablement d’une attaque d’araignée rouge (panonychus ulmi) qui s’en sont prises également aux agrumes du jardin haut en octobre/novembre, saison humide et douce au sud du Portugal – donc idéale pour elles.
La documentation disponible sur internet en anglais ou en français ne signale pas de parasites ni de maladie connus.
Toutefois le prunier du Natal figure dans la catégorie des plantes fruitières hôtes d’insectes parasites "Mediterranean fruit fly host plants - host plants requiring treatment" du Plant protection regulation du Queensland.
Les jardiniers qui cultivent ce fruit devront donc se méfier.
Jean Duval de l’EAP de McGill signale (pour le pommier) parmi les nombreux moyens de lutte le traitement inoffensif à l’huile (pulvérisation d’une émulsion eau/huile), comme pour les agrumes (et l’efficacité du mulch et des pulvérisations de solution d’extraits d’algues).
Il ajoute « l’araignée rouge est devenue un problème important partout dans le monde à cause des insecticides non-sélectifs qui tuent ses prédateurs naturels, entre autres les acariens prédateurs comme les phytoséidés »

Carissa_macrocarpa (Photo LOF - Le prunier du Natal est d'un joli vert toute l'année - il est aussi piquant et toxique, seul le fruit mur est comestible)