Belle note dans le blog-immobilier sur la haine du jardinage
Extrait :
« Je me suis rendu compte à quel point le truc autour de la maison avait si peu d'importance pour moi, il y a peu lorsque j'ai réalisé que je n'avais même pas de tenue appropriée, pas de bottes, …
Soyons clairs, pour moi le jardin sert uniquement à délimiter mon espace de vie par rapport à celui de mes voisins. … plus il est loin et plus j'ai envie de goudronner à tout va.
Le jardin est un sale bouffeur de temps, celui qui empêche de prendre plus de temps avec ses jeunes enfants, celui qui vous oblige à passer du temps dans les magasins de jardinage ouverts le dimanche entourés de gens qui savent, .. qui maitrisent le sujet tellement que vous n'avez qu'une envie, leur montrer que si, en jardinage, vous êtes nuls, …
le jardinage exclue : lorsque vous êtes entourés de pros du jardinage .., qui… n'ont qu'une envie, celle que vous les rejoigniez pour une visite guidée dans leur œuvre, l'envie de suicide commence à germer dans ma tête dès le premier terme technique servant à désigner un légume énoncé.
Je suis infoutu de savoir ce qui sort de terre, de dire s'il s'agit de patates, d'haricots, de navets... »
Belle note sur un thème interdit : la pression sociale, culturelle de l’archétype de la pelouse arborée avec collection de plantes industrielles, aberration écologique, dernier avatar du jardin anglais, dictature du vert, même plus pour les bons fruits.
Le jardin pavillonnaire. Le jardin anti-plaisir.
Note tragique, car dans l’esprit de l’auteur l’alternative au jardin est le bétonnage et non pas simplement la friche.
Effectivement, un jardin c’est d’abord des circulations faciles et des espaces où se tenir, un sol sans boue, propre.
Un jardin est un lieu à habiter.
Pas une torture des plantes sans lien avec le lieu, le climat, pour reproduire une image stéréotype de landscaped front yard inventée par un promoteur immobilier américain.
Comme un T shirt avec imprimé en gros une pub de couturier.












