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Principe d’utilité des circulations

Country_path_chemin_de_campagne (Photo LOF - Cet été Ann a fait ce chemin qui va au petit étang, il suit le cheminement habituel qui s’était tracé spontanément)

Jocelyne Favier écrit - catalogue Jardin de Schryve - (automne 2006) dans « Le Ba-Gua – Un jardin Feng Shui » « des allées sinueuses …apaisent : votre esprit vagabonde. Les lignes droites créent des sensations d’épuisement, de fatigue, ajoutez fontaines, massifs de fleurs colorées, bosquets pour ralentir les énergies négatives.. »
ça se discute.
L’expérience apprend que la limite du décoratif est l’utilitaire avec lequel on ne peut pas tricher car l’injustifié rend mal à l’aise et tend à disparaître avec l’usage.
C’était un principe qu’un chemin doit conduire quelque part et que pour aller d’un point à un autre on utilise – en l’absence d’obstacles – la ligne droite.
Et si vous tracez l’allée inutilement tortueuse, les utilisateurs iront tout droit malgré vous.
Comme on voit dans beaucoup de pelouse : des chemins spontanés.

Path_chemin_dann (Photo LOF – Le chemin d’Ann cet hiver, on comprend pourquoi il contourne l’arbre. Spontanément on cherche toujours à garder une distance d’1.2 m. quand on croise un obstacle plus haut que soi)

Si donc vous voulez onduler pour répondre à une impérieuse exigence intérieure : justifiez l’ondulation par un obstacle significatif et incontournable.
Sinon vous serez vite épuisés de vagabonder et irez droit au but.
C’est comme les ronds-points, il faut vraiment mettre une montagne agrémentée de statues de bon goût pour qu’on ait envie de ralentir.

Opus_incertum (Photo LOF : Opus incertum : 1 - on reconnaît une artiste à la maigreur des joints 2 - soigner les bords )