Dans la note 1, on voit qu’il existe 2 catégories de labyrinthes : unicursal / polycursal avec les subdivisions.
Peut-on rendre les labyrinthes compatibles avec le bonheur des jardins ?
La mort de Patrick Mc Goohan, (Le prisonnier, L'évadé d'Alcatraz…) donne l’occasion de réfléchir à tous les enjeux des labyrinthes.
Sont-ils des outils de l’arsenal répressifs (religion, famille, Etat) auquel s’oppose la vision désespérément libre de Casanova : la liberté c’est pouvoir fuir, pouvoir dire non ?
autrement dit une construction inextricable utilisée par les plus optimistes pour enfermer ce qu’on ne veut pas voir (les Minotaures) ?
Ou sont-ils l’expression positive qu’il existe toujours, dans les situations les plus dédaléennes, une sortie, un moyen de parvenir : idéal renaissant de chacun selon l’inoubliable François Béroalde de Verville ?
Comment faire pour que le labyrinthe n’évoque pas un rite inutile et sulfureux, les couloirs des Plombs de Venise, les caves des HLM ... ?
Pour certains le labyrinthe est bel et bien un jeu, pour de nombreux autres comme le disait Dany hier soir une prison.
Comment s'y prendre pour faire passer le promeneur dans l’état d’esprit du jeu ?
Comment faire disparaître le lourd univers de la contrainte, l’horreur de la privation de liberté, qui n'a rien à faire dans nos jardins ?
Sophie dans sa note sur le labyrinthe dessiné par René Pechère pour Alice Van Buuren considère que le seul intérêt du labyrinthe n’est pas d’y entrer, mais l'élégance du dessin d’ensemble et la sortie excentrée proche de l’entrée qui évite de s’y perdre.
Comment donner envie d'y entrer ?
La géométrie du cheminement imposé, même avec des aléas est l’essence du labyrinthe, il faut donc jouer avec l’art habituel de jardinier : tricher, détourner l’attention :
Voici 3 propositions adoptées pour le labyrinthe de LOF
1 - Les murs végétaux, habituellement taillés comme des murs de prisons gagnent à devenir des haies libres, variées en hauteur, à peine taillées, sans régularité.
Les premiers labyrinthes étaient de pierres irrégulières posées sur le sol, il faut donner au regard l’occasion de voir loin pour qu’il ne se sente pas prisonnier.
2 - Le choix des végétaux, gagne à amener diversité de couleur de forme et de plaisir de découvrir : couleurs, fleurs, parfums, fruits… ainsi le cheminement devient plaisirs
Le labyrinthe de LOF est planté d’agrumes variés et de fruitiers caducs.
3 - Enfin, il faut que ceux qui en parlent et en parleront aient plaisir à le faire, donc faire finir le parcours non sur une image d’immobilité (centre, porte, image de mort ) mais… sur une bonne récompense…
Une réserve de Champagne… une jolie fille qui rit ?
Joris a adopté ce principe du Bouddha : "ne te demandes pas si la vie à un sens, demandes-toi comment lui en donner un".







































