Improvisation = déception
(Photo LOF – Vive la France)
Le pire ennemi du jardin est l’improvisation, et au jardin, la déception peut durer des années.
Peu de gens s’habillent en choisissant les vêtements sur le critère du plus près de la main, on ne lit pas le livre le plus prêt de la porte, il y a dans les plus savants désordre un ordre, bref, ces préceptes évidents sont les plus faciles à oublier pour le jardinier, y compris les professionnels.
Le choix des plantes se fait à partir du sol, du climat, de l’arrosage, de la lumière et de l’effet recherché etc. pour un lieu précis et un usage déterminé.
Les compositions parfaites sont le fruit d’un long travail, notamment de recherche de plantes.
Or je vois bien que les professionnels ne regardent pas le jardin qu’ils ont à planter mais imposent un jardin qui est déjà dans leur pépinière.
Bien entendu c’est difficile de mettre à la poubelle un plante qu’on vous offre.
C’est encore plus difficile de ne pas acheter ses plantes en pépinières super marché sur un coup de cœur et non en fonction d’un besoin.
C’est atrocement difficile pour celui qui fait ses plants de ne pas planter tout ce qui a levé.
Enfin, il est toujours tentant quand on a trouvé une plante qui se plait d’en essayer une autre (j'ai bien dit "une plante").
Les photos de plates-bandes fleuries sont des catalogues.
Les mixed-borders par exemples sont devenus des poubelles-borders.
Dommage que la bible du mixed-border – « Colour shemes for the flower garden » de Gertrude Jekyll ne soit pas traduit.
Cette femme avait une vocation de peintre et un don de coloriste, ses compositions sont d’une redoutable précision dans les couleurs, les contrastes, les valeurs, les proportions, les nuances et le déroulement des floraisons.
C’est pourquoi elle réservait certaines parties du jardin à certaines époques de l’année.
Chez les spécialistes des couleurs on travaille des harmonies, des tendances.
Au jardin suivre la mode est plus délicat, notamment pour les arbres.
Mais en aucun cas le plaisir n’est fortuit.
(Photo LOF – Les capucines aiment les histoires qui font rougir)

Je comprends ce que tu veux dire... à Paris, j'avais une petite terrasse, mais c'était sans doute la plus belle du quartier. En revanche, à présent, avec un vrai jardin, je n'y arrive pas. Je fais n'importe quoi et le résultat n'est franchement pas terrible. J'abandonne!!!
Rédigé par: Elvira | jeudi, 31 mars 2005 at 05:25 PM
this looks beautiful, !
Rédigé par: andrew stenning | vendredi, 01 avril 2005 at 09:49 PM
Ce sont des freesias la première photo ? On dirait bien les fleurs de mon kesako !
Rédigé par: sophie | samedi, 02 avril 2005 at 01:50 PM
C'est vrai...mais la meilleure façon de ne pas se tromper sur l'emplacement d'une plante est de laisser la Nature le choisir. Ainsi, en ce moment, j'ai dans mon jardin des tapis de violettes sous le tilleul. Dans les bordures de rosiers, des Monnaies du pape se sont invitées et colonisent tout le massif.L'an prochain se sera peut etre des Giroflees, car la Nature n'aime pas la monotonie.
Rédigé par: pierrick le jardinier | samedi, 28 avril 2007 at 12:13 AM