Pour les amateurs d’agrumes, le voyage de Pescia, c’est aller au Louvre, un Louvre où on peut tout acheter.
Depuis le grand père Oscar Tintori, les générations se succèdent en accumulant les variétés d’agrumes qui subsistent des grandes collections toscanes et à la recherche des agrumes rares avec une fidélité au souvenir des grands jardins de la renaissance.
L’entreprise est devenue leader européen de l’agrume décoratif, les plantes sont parfaites, impeccables.
Les serres sont d’une propreté incroyable, toute la production est tracée.
On peut trouver leurs plantes dans toutes les grandes jardineries d'Europe.
Mais la porte est aussi ouverte aux petits acheteurs, comme nous. (demander Roberta, excellente francophone)
Ce qui est merveilleux est que derrière la production industrielle d’agrumes décoratifs, il y a toujours le rêve Tintori.
Le métier des Tintori est l’agrume décoratif, leur passion c’est tout ce qui touche à l’agrume, comment les manger, comment les cultiver bio (c’est un vrai problème pour qui doit livrer des plantes impeccables), comment les faire connaître et apprécier, comment avoir longtemps chez soi leurs superbes arbres.
La collection de Pescia, l’hespéridarium « il giardino degli agrumi », vaut le voyage.
Si vous le pouvez, visitez ce jardin sous serre en compagnie d’Alberto Tintori, c’est un hôte attentif qui connaît toutes les plantes et tous les acteurs du petit monde des agrumes.
Cette visite permet à LOF d'enrichir ses orangeraies, qui comptent maintenant 129 variétés dont les monstrueux citrons locaux et 162 arbres + 5 indéterminés
La prochaine étape sera de compléter les variétés japonaises avec le sudachi et le kabosu dont chacun connaît l’intérêt culinaire et olfactif.
Alberto Tintori nous a confirmé ses difficultés d'importer des agrumes nord Africains.
Notre objectif de réimplanter au Portugal les variétés traditionnelles d’Afrique du Nord serait donc tout aussi impossible à atteindre que d’obtenir une réponse de l’INRA de Corse...
Le Maroc est aussi inaccessible que la lune, même Claude Chauniveau qui a un jardin à Taroudant se dit incapable de trouver autre chose que quelques cultivars industriels.
Aucun de mes mails envoyés au Maroc n’a reçu de réponse.
Que sont donc devenus C. maxima Dar Moulay Ali, du Motasseb, C. Medica Doux du Riff, Pacha de Marrakech, l’oranger sarmenteux de Mekhnès ?…
Bonne chance au Président Sarkozy dans son projet de créer un grand marché de la Méditerranée.
