Faut-il encore boire du vin ?
(Photo LOF - la vigne au printemps )
Souvenir d’études dijonnaises sur la sensibilité de la vigne :
Cette plante a une rare capacité de filtrer et de stocker dans son fruit tout ce que contient l’air qu’elle respire.
On retrouvait dans les Bourgogne de l’époque la trace des explosions atomiques sahariennes des années 50, de même pour les américaines des années 40.
Pesticide Action Network Europe
a mesuré (2008 03) les traces de pesticides dans 34 bouteilles de vin dont 3 hors Europe et 6 vins bio avec 3 bouteilles chères (une à 200 €).
La bouteille portugaise, un Douro, a un seul fongicide mais cancérigène, l’iprodione qui est aussi celui qui a le plus fort taux de transfert.
Le résultat est pire qu’on pouvait craindre (pdf sur ce lien)
et l’analyse montre
un usage systématique d'insecticides et des fongicides – presque tous toxiques ou cancérigènes (cerveau, sein, prostate
etc.)
Toutes les bouteilles contiennent au moins 1 pesticide, 4 en moyenne, maximum observé 10.
(Photo LOF - un cépage interdit caché sous ses feuilles )
Le degré de toxicité est discutable, mais l’étude en qualifie beaucoup de cancérigène.
Cette étude - qui n’existe qu’en anglais mais lisez là quand même - conduit à la mauvaise nouvelle sans appel que la fin de l’utilisation traditionnelle du soufre comme fongicide entraîne la fin du vin comme boisson hygiénique et sa transformation en boisson potentiellement toxique.
L’Europe ne fait pas davantage
que les autres pour réduire les pesticides
La France (cancer grande cause nationale, recherche « vin pesticides » dans le moteur Afssa : zéro résultat) n’a pas plafonné les polluants du vin contrairement à l’eau.
L’étude dit que le vin peut atteindre 5800 fois les CMA - Concentrations Maximales Admissibles pour l’eau du robinet
Nos voisins autrichiens ont quitté l’Andalousie espagnole pour faire ici du vin bio car il n’y a pas encore de grande culture industrielle en Alentejo (mais ça vient doucement rassurez-vous).
(Photo LOF - raisin absolument non traité)
La vigne bio est sensible à ce qui se passe loin de chez elle (l’Europe disperserait chaque année 108000 t. de fongicide, 84000 t. d’herbicide, 21000 t. d’insecticide, et 7000 t. de régulateurs de croissance, la part de la France est proportionnelle à celle de son agriculture, au Portugal faites un détour par Sines).
Le vin sera moins dangereux, mais on ne peut pas faire du vin sans trace de son environnement empoisonné.
Même sous nos climats l’influence atlantique engendre de l’oïdium en été... sauf sur les cépages interdits
qui font de bons petits vins et dont nul n’a jamais démontré la toxicité avec les méthodes rigoureuses qui s’imposent en santé publique.
On a interdit le tabac pour moins que ça.
C’est avec un énorme plaisir que la collection de vignes interdites de LOF s’est enrichie d’un uva morangueiro blanc
que cultive toujours Fernando.
Merci Fernando.
Saude
(A ta santé)
(Photo LOF - c'est pas avec plaisir qu'on lit des choses pareilles)













