Chataignes à l’anis
(Photo LOF – Chataigne piquante, tu défends ta vertu, chaste Néa, castanha, nymphe métamorphosée, tu caches un cœur tendre)
Les alentejanos mettent de l’origan, de l’ail et de la coriandre partout... mais réservent à l’anis vert (la graine d’anis, erva doce, l’herbe sucrée) un usage exclusif : la cuisson des châtaignes.
Avec le bar ? n’y pensez pas.
Pour cuire les marrons, rien d’autre, sauf… le sel.
La châtaigne se mange ici salée et anisée.
Et c’est bon.
Les uns la cuisent à l’eau salée anisée, les autres dans des petites cocottes d’argile, sur la braise ou au four environ 30 minutes à 180° (il faut le temps de chauffer la cocotte) avec sel et anis.
Les châtaignes de la péninsule sont excellentes, pas farineuses, quasi fondantes si elles sont cuites à point.
Ann dit que l’anis change la musique des châtaignes de gamme, elles jouent une gamme au-dessus.
Ces châtaignes s’accompagnent d’agua pe, vin de rinçage toujours tiré, une horrible piquette qui fait des centenaires, si Jean Ferrat avait mangé ses châtaignes à l’anis, il n’aurait jamais écrit comment peut-on imaginer que l’automne vient d’arriver...
Surtout cette année.
(Photo LOF – châtaignes et graines d’anis vert)


