(Photo LOF - où est la meilleure table du monde ? )
Quelques mots sur le classement des 50 meilleurs restaurants du Monde 2007.
La tête du classement (d’un partisan modernisme zappeur et figmageur) est inchangée.
El Bulli sorte de futuroscope high tech où on peut manger reste n° 1 (« il évolue doucement vers la cuisine » dit René Millet).
Premier en 2002, il avait été dépassé par The French Laundry en 2003 et 2004 avant de redevenir 1° en 2005.
The French Laundry maintenant 4°, est un restaurant singulier, à la différence des Ferran Adria, Blumenthal et Gagnaire, Thomas Keller est autant jardinier que cuisinier.
Dans un article de la revue du CRFG Bev Alfeld qui est allée visiter son potager et son verger dit avoir vu 55 variétés de tomates, 5 d’aubergines, 10 variétés de figues, une belle collection de cognassiers, une multitude de petits fruits rouges (des berries) etc.
« Nous ne cultivons pas de jackfruit, des huckleberries ni de cerises » dit Scott Boggs chef jardinier (nous, oui, on a des huckelberries, fascination d’Ann : Huckleberry Finn oblige)
Avec ses chefs, il décide le soir ce qu’ils vont servir le lendemain, selon la récolte.
(Photo LOF - fleurs de myrtille)
Cette approche de la cuisine, proche des bons produits exige de la connaissance des techniques de préparation et le savoir encyclopédique de l’immense palette gustative du jardin.
Chose fascinante, c’est en Californie, pays neuf et champion de la techno qu’une équipe cosmopolite réalise une cuisine du jardin.
Thomas Keller est enfin un excellent connaisseur des arts de la table, de la porcelaine.
L’approche qualité des aliments (fraîcheur, cueillette à point, conditions parfaites de culture) + technologie + esthétique de la table entraîne une cuisine durable et respectueuse qui fonde le plaisir de bien manger dans le vaste horizon du bien vivre.
El Bulli a une approche différente de la alimentación avec ses liens sur Diageo, Lavazza, Pepsico, United Biscuits.
Le seul endroit en Europe où il est possible de faire une telle cuisine est ici au Portugal du sud, l'autre Californie … où poussent en prime les plus belles roses pour décorer notre table.
(Photo LOF - ce matin, juste éclose)


Tout étant relatif, le terme "meilleur" me laisse perplexe, particulièrement en matière de restaurants, car qu'entend-t'on au juste par "meilleurs" ? Sur quels critères établir ces palmarès ? En effet, j'ai toujours entendu dire qu'on ne va pas chez Ferrán Adria ou chez Gagnaire simplement pour manger ! Soit, admettons.
M'en fiche, parce que je le connais, moi, le meilleur restaurant of the world : c'est la table du LOF. Rien n'y est jamais plus frais, plus à-propos ni plus vrai. On y sert pourtant un plat unique : l'amitié.
Rédigé par: Phil' | jeudi, avril 26, 2007 at 05:27 AM
Pftt même pas mal, le Phil avec son meilleur restaurant du monde à lui! Euh si quand même mais reste le blog et bien contente!
Pour le meilleur restaurant du monde, cette "branchitude" me laisse perplexe.
Anne
Rédigé par: cuisine à Chambiers | jeudi, avril 26, 2007 at 08:34 AM