(Photo LOF - Arroz d'ameijoas au poireau)
Grâce aux rizières voisines le ciel est animé du vol des cigognes, et nos assiettes pleines de bon riz.
Les méditerranéens aiment le riz bien cuit. Ils aiment aussi les fruits de mer. D’ou le risotto aux crevettes, la paella catalane, et l’arroz de ameijoas d’Alentejo...
En l’absence des saint-jacques - « cela demande l’eau froide du nord… » dit Teresa en désignant un nord lointain et incertain - exigées par le blog-appetit , LOF a obtenu une dérogation.
Voici un riz de palourde au poireau qui est une synthèse de l’açorda d’amêijoa (la grise est la meilleure) aux épinards et de l’arroz déjà nommé. Il se mangeait chez Hiély à Avignon un gratin de palourde aux épinards (et aux échalotes) qui était une merveille.
Chauffer les palourdes dans une sauteuse en remuant pour les ouvrir, donner un bouillon. Laisser refroidir.
Cuire 15 minutes un blanc de poireau (il en faut peu), 4 verres de riz dans 8 verres de bouillon de poule. Pendant que le riz cuit sortir les palourdes des coquilles, sauf celles de décoration. Verser dans le riz qui a bu son bouillon l’eau (salée) des palourdes et les palourdes. Laisser cuire quelques minutes.
On peut ajouter de la coriandre au dernier moment.
Il faut aussi essayer aussi l’arroz de poulpe (polvo), un grand classique, et celui de canard roti (pato), autre excellent classique.
(Photo LOF – Tentative non concluante - à cause du poireau - d'ameijoas à la gelée de Porto blanc)
PS : Extrait du communiqué de presse de L’UCDEG (Union des collectifs pour la défense des échalotes grises) publié ce matin : « que viennent faire les poireaux chez nos camarades les saint-jacques ? Que seraient les saint-jacques au naturel sans nous ? Et la timbale de saint-jacques au Noilly ? Au nom de l’internationale des échalotes grises nous élevons une protestation solennelle etc. etc.. »
(Photo LOF - Ameijoas se recueillant avant la cuisson)


Et bien bravo! Tu as réussi à nous concocter un bon petit plat à base de coquillages et de poireau en un temps record! C'est beau, l'aisance... Je sens les bonnes odeurs d'ici. Le Portugal a été on ne peut mieux représenté!
Rédigé par: Elvira | mardi, mars 08, 2005 at 04:52 PM
L'association "le poireau flamboyant" répond à l'UCDEG : "Les saint-jacques savent très bien ce que viennent faire les poireaux chez elles et elles en sont ravies." Elles prient donc les échalotes grises de se mêler de leur beurre blanc et d'aller jouer ailleurs.
Bravo pour la recette qui reste dans l'esprit de blog appetit. La seule restriction est : y a t il une saison de la palourde ?
Rédigé par: Patrick | mardi, mars 08, 2005 at 04:59 PM
Je me suis inquiétée de ne pas voir ta recette mais ça valait le coup d'attendre.
Bravo et merci.
Rédigé par: mijo | mardi, mars 08, 2005 at 05:46 PM
Que les St Jacques aillent poireauter plus loin.
Rédigé par: Joao | mardi, mars 08, 2005 at 05:46 PM
excellent déjà au regard, comme d'habitude!
Rédigé par: penglobe | mardi, mars 08, 2005 at 06:46 PM
Quelles râleuses ces échalottes ! tout ça parce qu'elles en ont une plus petite que les poireaux ;-)
Merci pour cette variante blog appétit aux palourdes et pour la richesse des infos disponibles dans ton post. On sent l'amour du produit ici ;-)
Rédigé par: Laurent | mardi, mars 08, 2005 at 06:48 PM
JP, your soupe de jour is wonderful and a great use of ingredients. And, of course, your dishes are lovely!
Rédigé par: Carolyn | mardi, mars 08, 2005 at 06:52 PM
Je rêve d'un monde meilleur où Compostelle serait à Santiago do Cacêm, Marennes à Milfontes, Carantan (le poireau!)à Cercal, Le Vivier s/Mer (moules de bouchot)à Porto Côvo, plus un approvisionnement cohérent et régulier en échalote chez les Mousquetaires d'Alcacer do Sal.
On a déjà le bon riz, me direz-vous...
Mais les ameijoas com alho francês, ça, ce n'est pas une utopie. Bravo!
Rédigé par: JCP | mardi, mars 08, 2005 at 07:57 PM
Bravo, cela a l'air excellent. Et oui, on ne peut avoir, et le beau temps, et les coquilles saint jacques !
Rédigé par: Pascale | jeudi, mars 10, 2005 at 01:31 PM
Bon sang de bon sang ! Vous avez encore cité un nom magique s'il en est, car évocateur de nombreux souvenirs divins : la "maison" Hiély à Avignon.
Ah, aller passer une fin-de-semaine en Avignon et se loger à la Marande, se restaurer chez Hiély puis se promener à Villeneuve. De quoi prendre des forces pour supporter l'été qui s'annonce, lorsqu'on ne peut pas aller le passer tranquillement à la montagne...
Rédigé par: Phil | dimanche, mars 13, 2005 at 02:00 AM
c tro de la calaye
Rédigé par: noemie | vendredi, mai 12, 2006 at 05:34 PM