Cette variété de mouron bleu est spontanée ici.
Floraison début avril bien qu’en sol acide (Ph 5.5) alors qu’elle est donnée pour des terres plus neutres (6.1 à 7.8)
Peut-être ce sol influe-t-il sur le bleu qui dans le sud portugaise va d’un quasi violet R 189 V 120 B 177 à un bleu rouge assez peu saturé R 163 V 169 B 247 avec une dominante R100 V106 B204 alors que la photo de wiki est nettement plus bleu R 52 V 84 B 205 ... qui se rencontre aussi.
On trouve même différents bleus sur la même plante.
Pourquoi le français et le portugais nomme-t-il cette jolie petite fleur "mouron" "morrião" ?
On ne le sait pas.
Qui fut Monelli (ou Morello) botaniste italien qui envoya cette plante à de l'Ecluse en 1662 selon Alexandre de Théis ( Glossaire de botanique: ou dictionnaire étymologique de tous les noms et termes relatifs a cette science p. 24 ? )
Nul ne sait.
Cet auteur qui explique qu’anagallis dérive de anagelaw (je ris) car cette plante passait pour exciter la gaîté, en détruisant les obstructions de foie qui causent la tristesse. … Pline, liv. 26, chap. 7.
Dioscoride liv. 2 , chap. 174. (l’amertume combat les poison, les venins, chez les anciens).
Ne tentez pas d’en faire une tisane : François Victor Mérat de Vaumartoise écrit p 127 Vol. 1 de son Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique:
« … d'après les expériences de M. Orfila ( Toxicol., II, 275), 3 gros de son extrait suffisent pour donner la mort à un chien en enflammant les membranes de l'estomac …
reste à savoir si, appliqué sur la goutte, bouilli dans l'urine, il la guérit comme le prétend Simon Paul, s'il déterge les vieux ulcères, guérit le cancer du sein (Murray), dissipe les plaies des yeux, la cataracte, s'il est désobstruant, alexipharmaque, etc.. »
